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_bIdentités et engagements aristocratiques à l’époque moderne /
_cNicolas Le Roux, Martin Wrede.
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_bPresses universitaires de Rennes,
_c2022.
300 _a200 p.
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520 _a « Noblesse oblige. » La maxime du duc Pierre-Marc-Gaston de Lévis (1764-1830) est passée dans le langage courant pour évoquer les obligations morales qui pèsent sur les détenteurs d’un nom, et plus généralement pour inviter tous les prétendants à la respectabilité à adopter un comportement conforme à la dignité qu’ils revendiquent. L’idée n’était pas nouvelle. En 1665, dans son Dom Juan, Molière plaçait déjà dans la bouche de Dom Louis une tirade véhémente devenue fameuse : « Non, non, la naissance n’est rien où la vertu n’est pas. » Si la noblesse reposait sur la vertu, quelle définition donnait-on à cette qualité ? S’agissait-il du courage guerrier, de l’exemplarité morale ou de l’appartenance au monde des gens de bien ? Vivre de ses rentes ne suffisait plus pour être reconnu comme noble dans une société où, à partir du  xviie siècle.
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