TY - GEN AU - Muñoz,Diego TI - Le Nombril du Monde: Sur les chemins de la diaspora rapanui (île de Pâques, Chili et Polynésie française) SN - 978-2-85430-122-9 PY - 2024/// CY - Paris PB - Société des Océanistes KW - History KW - Anthropology KW - navigation KW - diaspora KW - identité KW - anthropologie historique KW - décolonisation KW - histoire autochtone KW - autochtone KW - Rapanui KW - Rapa Nui KW - South America KW - Chile KW - Nuku Hiva KW - Oceania KW - Polynesia KW - Marquesas Islands KW - Easter Island KW - identity KW - autochthony KW - historical anthropology KW - anthropology of the Pacific KW - Indigenous peoples KW - decolonization KW - Indigenous history KW - isla de Pascua KW - identidad KW - autoctonía KW - Rapa KW - Polinesia Francesa KW - antropologia historica KW - antropologia del Pacifico KW - America del sur KW - pueblos indigenas del Pacifico KW - descolonización en el Pacifico KW - historia indigena N1 - Ebook N2 - L’île de Pâques, Rapa Nui, te Pito o te Henua… des noms évocateurs d’une terre que l’on imagine inhabitée et hantée par les mystères d’une civilisation disparue et qui aurait, elle-même, précipité son effondrement. En dépit de ces clichés, ces appellations sont porteuses d’une autre histoire. Cet ouvrage parcourt près de deux siècles d’expériences d’enfermement, de mobilité et d’enracinement hors de l’île au cours desquels une identité autochtone a pris forme. L’auteur montre de quelle manière cette société – après avoir connu de violentes déportations – a su renaître localement et dans la diaspora dès la deuxième moitié du XIXe siècle, et comment ces expériences se sont poursuivies dans le temps, aboutissant à la mise en place d’une nouvelle identité rapanui au XXIe siècle que les habitants de l’île qualifient de « polynésienne », « mā‘ori » ou encore « mā‘ohi ». En effet, à partir de 1888, date à laquelle le Chili a officiellement annexé l’île par un traité, par la suite non respecté, les Rapanui se sont opposés aux lois et identités assignées par cet État latino-américain dont ils font toujours partie officiellement. Mais ils se sont aussi incorporés à ce pays en tant que citoyens, qu’ethnie indigène, qu’habitants d’un territoire stratégique, par ailleurs déclaré patrimoine national et mondial. Toutefois, au fil du temps et de leurs déplacements, c’est la Polynésie – et non l’Amérique du Sud –, à laquelle ils se sentent liés historiquement, qui est devenue le référent de leur identité culturelle, laquelle nourrit aujourd’hui un fort désir d’autonomie et de décolonisation vis-à-vis du Chili. Les Rapanui ont su tisser de profonds liens réels et imaginaires, à la fois culturels, mémoriels, politiques ainsi qu’identitaires avec le Chili, Tahiti et bien d’autres îles polynésiennes. Dans ce processus sans fin de création de leur société, l’île est devenue leur kāiŋa, c’est-à-dire leur pays, leur terre nourricière, leur terre d’origine, la terre de leur dernier repos,… UR - https://books.openedition.org/sdo/1646 ER -